Bob Marley

Parlez ici de vos artistes, formations ou albums de Reggae favoris.

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ben the only1
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Bob Marley

Message par ben the only1 » mardi 9 novembre 2010 19:34

Comment ne pas parler de Bob Marley, que dis-je du Grand BOB MARLEY dans une rubrique dédié au reggae :?:

Bon, j'y vais sans détour, je suis un trés trés grand fan, pas une semaine ne passe sans que je mette l'un de ses albums :lol: et je n'en ai pas de préféré parmi ceux que je posséde, je les aimes tous autant les uns que les autres! :coeur:

Donc à la maison et en vinyles :

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Un super live, bien meilleur à mes oreilles que le plus connu intitulé "Bob Marley Live" :

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Et un seul petit CD pour la voiture :D

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Je ne compte pas m'arrêter là et ne manquerais pas les occasions ou les réeditions lors de mes sorties disquaires! 8)

Et la petite bio wikipédia qui và bien :
Robert Nesta Marley[1] est né le 6 février 1945 (date figurant sur son passeport mais non vérifiée officiellement car l'État de Jamaïque ne peut fournir d'acte de naissance) à Rhoden Hall près de Nine Miles, dans la paroisse de Saint Ann (Jamaïque). Il meurt le 11 Mai 1981 d'un cancer généralisé, parti d'une tumeur au pied repérée suite à un accident lors d'un match de football entre amis (ses medecins lui proposeront à plusieurs reprises l'amputation qu'il refusera à cause de sa religion). Bob Marley est né d'une mère noire jamaïcaine âgée de 17 ans, Cedella Marley Booker, née Malcolm, et d'un père blanc d'origine anglaise, superviseur à cheval des travaux des champs et âgé d'une cinquantaine d'années, Norval Marley, qu'il n'a que très peu connu. Les parents de Norval Marley n'acceptaient apparemment pas sa liaison avec une femme noire, et Norval, décrit par Cedella comme un homme gentil, mais de faible caractère, aurait été rejeté par sa famille. Bob Marley souffre de l'absence de son père, qui le fait venir à la capitale pour étudier quand il a cinq ou six ans. Sans nouvelles, sa mère le retrouvera des mois plus tard dans une rue de Kingston : son fils avait été confié à une vieille dame, pour qui il faisait les courses. Cedella voit Norval une dernière fois et reprend son enfant.

Période ska

À l'adolescence, Bob Marley quitte la misère de la campagne pour celle du ghetto de Trenchtown à Kingston. Il y rencontre Neville Livingston dit Bunny Wailer et Winston Hubert McIntosh dit Peter Tosh, avec qui il chante des cantiques et des succès de soul américaine qu'ils entendent sur les radios de Miami. Le chanteur Joe Higgs leur donne des cours de chant. Bob Marley enregistre sa première chanson Judge Not pour le producteur Leslie Kong du label Beverley's en 1962 à l'age de 17 ans ainsi qu'une reprise d'un succès de country & western de Claude Gray : One Cup of Coffee en 1962. Ces titres ska n'ont aucun succès mais Bob continue à s'investir dans la musique.

En 1963, il forme avec Junior Braithwaite, Peter Tosh et Bunny Wailer le groupe vocal The Wailers (les gémisseurs). Ils obtiennent un contrat avec Studio One en 1964 et leurs premiers morceaux de ska, gospel, rhythm and blues et soul sont produits par le grand producteur local Clement « Sir Coxsone » Dodd, qui a pour assistant en studio Le « Scratch » Perry (Scratch assure aussi la promotion). Bob quitte son métier de soudeur. Après l'album intitulé The Wailin' Wailers, le trio se sépare de Coxsone, qui ne leur a pas versé grand chose en contrepartie des dizaines de titres qu'ils ont enregistrés pour lui (dont plusieurs succès, comme Simmer Down et Put it On).

Période Rocksteady

Après son mariage avec Rita Anderson début 1966, Bob Marley part rejoindre sa mère, remariée avec un Jamaïcain nommé Booker à Wilmington, Delaware, aux É.-U.. Bob travaille à l'hôtel Dupont, mais continue à écrire des chansons. Il est provisoirement remplacé par Constantine « Dream » Walker. À son retour après l'été 1966, il s'intéresse de plus en plus au mouvement rastafari, qui a émergé dans les années 1930 en Jamaïque, et fonde avec Peter Tosh et Bunny Livingston le label indépendant Wail'n Soul'm. Leur premier titre autoproduit dans le nouveau style rocksteady s'intitule Bend Down Low.

À Kingston, c'est Mortimer Planno, un rasta jamaïcain d'origine cubaine qui a voyagé en Éthiopie et rencontré Haïlé Sélassié Ier au début des années 1960 qui lui transmet une partie de sa culture rasta. Sans le soutien d'un distributeur professionnel, ses disques se vendent très mal, et Bob Marley est trop pauvre pour vivre en ville avec sa femme Rita et ses deux enfants Cedella et Ziggy. Il retourne dans son village natal en 1967 pour un ressourcement spirituel, mais continue à enregistrer et à publier nombre de 45 tours obscurs pour sa petite marque Wail'n Soul'm, comme les futurs classiques Hypocrites et Nice Time qui sortent sous le nom de Bob Marley & the Wailers.

Rita, Bob Marley et Peter Tosh rencontrent en janvier 1968 le chanteur américain Johnny Nash, qui est décidé à lancer le style rocksteady aux États-Unis, et son manager Danny Sims, avec qui ils signent un contrat international exclusif pour les disques et éditions JAD. Bob Marley leur fournit quantité de compositions inédites, dont Stir It Up, qui deviendra bientôt un succès pour Nash. Johnny Nash a beaucoup de succès avec le rocksteady (tube américain « Hold Me Tight » en 1968), mais l'album de Bob Marley & the Wailers qu'il a financé ne sort pas (il ne sera finalement publié qu'en 1997 chez JAD). Seule une nouvelle version de Bend Down Low avec des cuivres américains ajoutés à New York sort en France et au Canada (JAD-CBS) en 1968, mais sans aucun succès. Bob Marley écrit parallèlement son premier morceau rasta, Selassie Is the Chapel en 1968. Cet enregistrement important, dans le style nyabinghi (tambours rastas), est financé par Mortimer Planno, qui en interprète la face B, A Little Prayer. Quelques producteurs locaux se succèdent, mais le trio vocal n'a plus aucun succès depuis son départ du giron de Coxsone Dodd.

Le Reggae

Sans ressources, Bob Marley repart aux États-Unis rejoindre sa mère en 1969. Il travaille plusieurs mois de nuit dans une usine automobile Chrysler. Sa femme et ses jeunes enfants le rejoignent. À son retour, il fonde les disques Tuff Gong, du nom de son surnom du ghetto (dérivé du surnom de Leonard Howell, le « Gong » fondateur du mouvement rastafari), et enregistre une reprise de James Brown (Say It Loud) I'm Black and I'm Proud rebaptisée Black Progress dans le nouveau style reggae avec de jeunes musiciens brillants, les frères Carlton (à la batterie) et Aston « Family Man » Barrett (à la basse) qui ne le quitteront plus. Mais les disques indépendants Tuff Gong n'ont toujours aucun succès. Marley va voir son vieil ami Lee « Scratch » Perry qui fin 1969 est allé chanter en Angleterre accompagné par les frères Barrett sous le nom des Upsetters. Perry a obtenu un succès anglais avec l'instrumental The Return of Django et accepte de produire le trio vocal Bob Marley & the Wailers. Ils collaboreront jusqu'en 1978. Perry donne une nouvelle couleur au groupe, qui enregistre plusieurs chefs-d'œuvre avec lui, dont Duppy Conqueror, Sun Is Shining, Soul Rebel, Kaya et le (I've Gotta) Keep on Moving de Curtis Mayfield. Il réunira certains de ces 45 tours sur l'album Soul Rebels sorti en Angleterre en 1973 chez Trojan.

Toujours sans succès, Bob Marley & the Wailers gravent une dizaine de chansons avec l'équipe de musiciens de Leslie Kong, un producteur jamaïcain (Kong avait déjà produit les deux premiers 45 tours solo de Bob Marley en 1962) qui a du succès en Angleterre grâce à un son professionnel capable de percer sur le marché britannique (disques Trojan à Londres). Il publiera ces titres en 1971 sous le nom de The Best of the Wailers. Bunny Wailer, superstitieux, pense que leur « meilleur » est encore à venir et lui lance une malédiction. Leslie Kong décède peu après d'une crise cardiaque, et le trio ne touche aucun argent. Bob Marley se raproche de l'organisation rasta des Douze Tribus d'Israël fondée par Prophet Gad, alias Vernon Carrington. Ils continuent à alterner les auto-productions pour Tuff Gong et les séances financées par Lee « Scratch » Perry pour sa marque Upsetter. Malgré la qualité de leur travail prolifique, ils n'ont aucun succès local jusqu'à leur autoproduction Trench Town Rock (Tuff Gong 1971).

À la demande de Johnny Nash qui cherche des compositions pour la bande du film suédois Vil Sa Garna Tro (L'amour n'est pas un jeu) dans lequel il joue le rôle principal, Bob Marley part pour Stockholm en 1971. Il y écrit plusieurs morceaux, et collabore à la bande du film. Nash signe alors avec les disques CBS à Londres où il enregistre le plus gros succès de sa carrière, I Can See Clearly Now. Marley l'a rejoint, et signe lui aussi avec CBS grâce à Nash et son manager, avec qui il est toujours sous contrat. Comme l'album de Nash, le 45 tours Reggae on Broadway sort en 1972, mais Bob Marley n'a aucun succès. Le son et les musiciens anglais apportés par Nash ne lui conviennent pas. Quelques concerts à Londres avec les frères Barrett sont organisés en première partie de Nash, mais sans succès. Nash part vers la gloire et abandonne son poulain. Marley contacte alors Chris Blackwell, le fondateur des labels Trojan et Island Records. Blackwell est Jamaïcain, il a déjà distribué en Angleterre les disques Beverley's de Leslie Kong, et connaît le nom de Marley. Il rachète le contrat de production à Danny Sims, et confie de l'argent à Bob Marley, qui part enregistrer à Kingston. À ce point charnière de sa carrière, Bob Marley a déjà contribué à au moins 350 morceaux enregistrés en studio (dont une trentaine environ en tant que choriste), dont une grande partie ne seront révélés au public international que très tardivement, bien après sa mort, notamment dans la série de dix CD The Complete Bob Marley & the Wailers 1967 to 1972 (JAD) réalisée entre 1998 et 2003 par le français Bruno Blum et l'américain Roger Steffens. Marley réenregistrera par la suite une partie de ces compositions, comme Satisfy my Soul, Sun Is Shining ou Lively Up Yourself.

Le succès

L'étoile de Bob Marley sur le Hollywood Walk of Fame.À la suggestion de Blackwell, les deux premiers albums pour Island sont remixés à Londres, où des solos de guitare sont ajoutés, ainsi que des parties de claviers qui apportent un son plus accessible au grand public. Ils sortent chez Island sous le nom des Wailers en 1973, mais après une tournée anglaise Bunny Wailer quitte le groupe, remplacé par Joe Higgs pour la tournée suivante (album Talking Blues), puis c'est Peter Tosh qui s'en va, laissant Bob à sa carrière solo. Le trio vocal féminin « The I Three » avec Rita Marley, Marcia Griffiths et Judy Mowatt prend en charge les chœurs. Le nom des Wailers sera désormais celui de ses accompagnateurs, parmi lesquels les frères Barrett (basse et batterie), les pianistes Earl « Wire » Lindo et Tyrone Downie, le guitariste Earl « Chinna » Smith, l'harmoniciste Lee Jaffee et le percussionniste Alvin « Seeco » Patterson. Son premier album est le chef-d'œuvre « Natty Dread », dans lequel il incorpore une influence blues avec le guitariste américain Al Anderson. Un autre guitariste soliste américain, Junior Marvin, est ensuite engagé. Suivront le « Live! » enregistré le 18 juillet 1975 à Londres, qui contient son premier succès international No Woman No Cry où il console une femme affectée par la violence des ghettos, puis l'essentiel Rastaman Vibration (1976) qui sera le disque de Bob Marley le plus vendu de son vivant, et son premier succès américain.

En 1973, Bob Marley rencontre Eric Clapton en Jamaïque et celui-ci reprend l'année suivante, I Shot the Sheriff, qui sera gage de succès et contribuera à la vague du reggae en Occident.

Le 3 décembre 1976 à Kingston, peu avant le grand concert en plein air Smile Jamaica, Bob Marley échappe à une fusillade déclenchée à son domicile par six hommes armés. Il reçoit une balle dans le bras, une dans la poitrine et cinq dans la cuisse tandis qu'une autre touche Rita à la tête mais sans la tuer (elle s'en sort miraculeusement). Don Taylor, leur manager américain, en sort très gravement blessé de six balles. Parmi les agresseurs, des membres des Wailers reconnaissent Jim Brown, un tueur proche du parti de droite pro-américain, le JLP.

Deux jours après l'attentat, Bob Marley participe comme prévu au concert Smile Jamaica à Kingston. Aux journalistes qui lui demandaient pourquoi il tenait tant à jouer lors de ce concert il répondit : « Les gens qui participent à rendre ce monde plus mauvais ne prennent jamais de jours de congés. C'est pourquoi je ne peux me le permettre ». Family Man Barrett, caché dans les collines, est remplacé ce jour-là par Cat Coore de Third World. Bob montre ses bandages à la foule. Il ne se sent plus en sécurité en Jamaïque et part en exil en janvier 1977. Il fait escale à Nassau, puis se réfugie à Londres. Il y enregistre les albums à succès Exodus et Kaya ainsi que le single Punky Reggae Party avec Lee Scratch Perry, qui scelle un pacte rebelle avec le mouvement punk anglais en plein essor. Les titres Jamming, Waiting in Vain notamment sont des tubes mondiaux. Sa relation avec la Jamaïquaine Cindy Breakspeare, Miss Monde 1976, contribue à le projeter à la une des médias.

En mai 1977, une blessure au gros orteil faite en jouant au football se rouvre lors d'un match amical à l'hôtel Hilton de Paris. Le médecin lui suggère des analyses. Le diagnostic est réalisé à Londres : Bob Marley souffre d'un mélanome malin (maladie de la peau qui ne représente que 4% des cancers mais qui de tous, est la plus dangereuses), sans doute dû à une trop longue exposition au soleil. On lui prescrit une amputation urgente de l'orteil, mais un mélange de superstition de son entourage (la religion Rastafari interdit toute amputation) et de pression en pleine tournée européenne où il rencontre enfin son public contribuent à retarder l'opération.

En avril 1978, Bob Marley & the Wailers font un retour triomphal en Jamaïque. Lors du One Love Peace Concert, Bob parvient à réunir sur scène les deux ennemis politiques qui se disputent le pouvoir, Edward Seaga (JLP) et le Premier Ministre Michael Manley (PNP). C'est le sommet de sa carrière. Sans arrêt en tournée, Bob Marley & The Wailers enregistrent l'album en public Babylon by Bus au Pavillon de Paris de la porte de Pantin en 1978. Bob fait alors construire son studio, Tuff Gong, où il enregistre l'album Survival. Les succès se multiplient. Ils vont jouer jusqu'en Nouvelle-Zélande, où ils sont accueillis chaleureusement par les Māori.

En 1980, après une perte de connaissance lors d'un jogging à Central Park à New York, Bob Marley passe un examen aux rayons X où l'on voit cinq tumeurs, trois au cerveau, une aux poumons et une à l'estomac. Il ne dit rien à son entourage et continue ses concerts dont celui au Bourget en Seine Saint-Denis, en France le 3 juillet 1980 qui rassembla plus de 50 000 personnes dans les rues ; il joue un dernier concert enregistré à Pittsburgh, le 23 septembre. Bob Marley part ensuite pour une clinique de Bavière où il suit un traitement original avec un médecin allemand, le docteur Josef Issels qui prolonge sa vie au prix de dures souffrances. Le cancer se généralise.

À la fin de sa vie, Bob Marley se convertit à l'Église orthodoxe éthiopienne, dont la plus haute autorité était feu l'empereur d'Éthiopie Hailé Sélassié Ier (Jah Live), considéré par les rastas comme étant la réincarnation de Jésus annoncée dans l'Apocalypse (« le roi des rois, seigneur des seigneurs »). Il souhaitait finir ses jours en Jamaïque mais décède à Miami le 11 mai 1981, trop faible pour faire le voyage en avion jusqu'à Kingston.

L'héritage

Bob Marley en concert (1980).Bob Marley a fait découvrir au monde le reggae, un riche dérivé du blues qui a considérablement influencé la musique populaire occidentale, et ce bien plus qu'il est généralement admis (le remix, ou dub, et le rap sont directement issus du reggae). Sa musique a touché tous les publics, transcendant les genres, comme en témoigne un large culte, encore en pleine expansion dans le monde entier à la fin du vingtième siècle. La dimension de Bob est bien plus large que celle du simple chanteur capable de produire des succès populaires comme Is This Love ou Could You Be Loved. Exprimant à l'origine l'affirmation de la dignité et la valorisation d'une identité Noire pour son peuple bafoué par des siècles d'esclavage (Slave Driver, Redemption Song), de colonialisme (Music Lesson, Crazy Baldhead) et d'oppression économique (Revolution), il incarne avec le mouvement rastafari (Positive Vibration, War) l'éveil de son peuple à une révolution spirituelle contre un oppresseur qu'il décrit d'abord comme étant le fruit d'une imposture chrétienne (Get Up Stand Up), voire païenne (Heathen), capitaliste (Rat Race), corrompu, raciste et hypocrite (Who the Cap Fit) à la fois. Avec une authenticité et une force sans doute inégalées depuis, il a été la première (et dernière ?) véritable superstar venue d'un pays pauvre. Parolier remarquable capable de s'approprier avec naturel des formules du langage populaire, n'hésitant pas à aborder les thèmes les plus universels, Bob Marley reste d'abord un symbole d'émancipation et de liberté. Il est aussi devenu l'un des symboles universels de la contestation (Soul Rebel), voire de la légitime défense (I Shot the Sheriff), supplantant souvent dans l'inconscient collectif des politiciens comme Che Guevara (la proche révolution cubaine a marqué Bob Marley), le Jamaïcain Marcus Garvey, Malcolm X, Léon Trotsky, Nelson Mandela ou Thomas Sankara. Son message est d’abord d'ordre spirituel et culturel, et enrobé d’un prosélytisme à consommer du chanvre ("Smoke Two Joints"), un rituel rasta (Kaya, Easy Skanking).

Miroir de l'esprit rebelle des peuples opprimés, héros, exemple et modèle à la fois, Bob Marley est considéré par plusieurs générations déjà comme le porte-parole défunt mais privilégié des défavorisés. Il est avant tout le premier musicien à incarner et assumer pleinement et naturellement cette identité de porte-parole contestataire, un statut que d'autres musiciens comme James Brown (dont il a enregistré plusieurs compositions), Bob Dylan ou John Lennon ont approché mais n'ont jamais totalement obtenu ou assumé pour diverses raisons. Bob Marley a porté jusqu'à son paroxysme, la dénonciation de la négation de la personne Noire, de la falsification des cultures africaine et afro-américaine par le pouvoir et les religions de l'Occident, du travail des historiens à la solde de ces régimes; (Zion Train, Music Lesson). Grâce au mouvement Rasta (Forever Loving Jah, Rastaman Chant), Bob Marley a ouvert une voie qui ne se limite pas à la protestation d'ordre colonial et post-colonial.

Il a souhaité montrer à l'humanité, la falsification de l'histoire des peuples Noirs. Il a aussi une approche de la bible jusque là essentiellement inédite, et de plus en plus largement étudiée et reprise depuis. Son approche théologique rastafarienne, relayée par sa célébrité, fait ainsi de Marley l'objet d'un certain nombre de réflexions de nature hagiographique. Beaucoup voient en lui une sorte d'apôtre ou de « prophète » multimédia (Time Will Tell. Comme l'écrivait le New-York Times de façon peut-être aussi ironique que prophétique quinze ans après sa disparition, en 1996 : « En 2096, quand l'ancien tiers-monde occupera et colonisera les anciennes super-puissances, Bob Marley sera commémoré comme un Saint. »).
Comme vous pouvez le lire, Bob Marley était un artiste trés complexe et passionnant et pour ma part, un monument dont on parlera encore pendant des générations et sa musique traversera les époques, j'en suis persuadé! :bravo:

JAH LIVE AND REST IN PEACE BOB! :bravo:
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Eric62
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Re: Bob Marley

Message par Eric62 » mardi 9 novembre 2010 20:03

Je me demandais quand tu te déciderais à nous en parler. :demon2:

C'est maintenant chose faite. :wink:
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ben the only1
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Re: Bob Marley

Message par ben the only1 » mardi 9 novembre 2010 20:05

Je voulais faire correctement les choses concernant Bob! :wink:
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JVERT
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Re: Bob Marley

Message par JVERT » mardi 9 novembre 2010 23:13

Approuvé à 100% :coeur: :ok:
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Marsou
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Re: Bob Marley

Message par Marsou » mardi 9 novembre 2010 23:24

Il y a une dizaine d'années, j'écoutais ça en boucle !! :coeur:

Ton post m'a donné envie de m'y remettre !!... :D

(à la musique hein !?!! :P ) :demon3:
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Re: Bob Marley

Message par ben the only1 » mercredi 10 novembre 2010 07:04

J'avais bien compris! :mrgreen: :lol: :wink:
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astrorock
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Re: Bob Marley

Message par astrorock » mercredi 10 novembre 2010 08:45

Dans les 70's, marley c'etais la porte d'entree pour le reggae. Et quand on a goute a d'autres fruit du genre, on n'y reviens pas souvent, ca manque de roots, mais ca demeure incontournable tant le talent de song writer de bob est patent.

Pour ceux qui aiment, et j'en fais partie malgre mon preambule, la meilleure periode reste celle de la collaboration avec lee "scratch" perry. Le son black ark couple au talent des wailers donne "african herbsman". Il suffit de comparer les titres presents avec leurs reprises sur "kaya" pour voir ou se situe le grand disque.

Procurez vous de toute urgence "catch a fire" dans sa version double cd avec la version internationale mixee a londre par chris blackwell et la version jamaicaine (que je prefere) mixee dans l'ile. Album quasi parfait de bout en bout et insurpasse a mon avis. Le titre midnight revers en etant le sommet.

Suis "burnin" avec le formidable get up stand up porte par la voie sepulcrale de peter tosh et l'incroyable burnin and lootin ou l'on sent la menace malgre la douceur du chant de marley. Tout aussi indispensable que le precedent.

74 vois la fin des wailers avec le depart de livingstone et de tosh. Le groupe devient bob marley et les wailers et sort "natty dread". Le son est encore assez roots et comporte trois chansons indispensables: Them Belly Full, Rebel Music (3 o'Clock Road Block) et Revolution.

76 est l'année de "rastaman vibration". Le son perd de le rugosité mais reste inspire avec l'halluciné war, discour du negus a l'onu mis en musique. Mais on sent une baisse d'inspiration.

77, c'est l'exil a londres suite a une tentative d'assasinat. "exodus" est tres religieux, la question sociale etant releguée au second plan. Il est quand meme sauve par l'incroyable talent de melodiste de bob.

78 vois la parution de "kaya". Bob vis toujours a londres, avec miss monde...Album d'une insigne faiblesse pour un homme de son talent. Le son est epais, caoutchouteux, international, il reprend beaucoup de titres de "african herbsman", il n'y a pas grand chose a sauver...

79 vois son retour sur l'ile et le fameux concert ou il initie la reconciliation entre les deux principaux leaders politiques de l'epoque. Album dense ou tout est excellent, le son marie le rugosite du son de l'ile et les standards du son international. Le meilleur disque de marley depuis natty dread.

Sur sa lance 80 vois la parution de "uprising", tout aussi dense et inspire que le precedent hormis le disco could you be loved. A noter la tres touchante chanson d'amour pimper paradise. Il se clos par la formidable chanson qu'est Redemption Song ou bob, seul a la guitare seche, clos son oeuvre publiee de son vivant et je n'y vois pas qu'un hasard.

Il meurt le 11/05/1981, les mauvaise langues disant qu'il n'as pas supporte l'election de mitterand, mais c'est des rumeurs. :dehors:

En 83 parait "confrontation", compose de titres epars mais qui comporte des pepites telles Stiff Necked Fools, l'incroyable trenchtown et l'inspire Buffalo Soldier.

Fuyez les live officiels, et les reeditions posthumes apres 83.

On trouve aussi sur les compilations studio one (il faut les posseder toutes!) des morceaux de l'epoque coxsone tres interessants.
"Grimper par ruse au lieu de s'élever par force? Non merci! Exécuter des tours de souplesse dorsale? Non merci! Calculer, avoir peur, etre bleme? Non merci! Ne pas monter bien haut,peut-etre,mais tout seul!"

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Re: Bob Marley

Message par lwan » mercredi 10 novembre 2010 15:03

le 1er cd que j'ai eu de lui était le coffret de 4 cds "songs of freedom" Image
ça m'a permis de découvrir des titres un peu moins connus et magnifiques: "high tide or law tide", un medley acoustique de toute beauté, "so much trouble in the world", "forever loving jah" entre autres. un bon moyen pour découvrir cet univers.

dans ses albums originaux, mes préférés:

"talkin' blues" Image
peut-être mon préféré: un live au son moins produit, plus roots et chaleureux.

"soul adventurer" Image
un disque des années précédant l'arrivée sur le label "Island" et ses productions plus "léchées". ici, on retrouve un son plus brut, les titres sont dans leur pureté et leur énergie sans trop d'apprêt.

"survival" Image
déjà cité, excellent.

"uprising" Image
tout aussi excellent

"live at the roxy" Image
un concert exceptionnel, au tempo ralenti qui restitue ce son roots que j'apprécie tant (mention spéciale au titre "roots rock reggae" qui est si puissant).

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Re: Bob Marley

Message par MrAcoustat » lundi 12 novembre 2012 01:31

Hey les gars, ont a oublié le classique des classiques.

Sur cdjapan.co.jp, copie Japonnaise qualitée sonore excellente.

Image



Edit Eric62 : mise en forme du lien youtube (voir procédure : viewtopic.php?f=15&t=8481 ) et lien commercial supprimé, ils ne sont pas autorisés sur le forum. :wink:
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Re: Bob Marley

Message par ben the only1 » mercredi 14 novembre 2012 12:59

Je l'ai aussi le rastaman vibration mais en vinyle. :wink:
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Re: Bob Marley

Message par Bush Tucker Man » mercredi 14 novembre 2012 19:58

Tiens, quels vinyles de Bob seraient conseillés?? :wink:
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Re: Bob Marley

Message par ben the only1 » mercredi 14 novembre 2012 20:46

Exodus, burnin, rastaman vibration tu peux y aller sans soucis. :wink:

Mais hormis kaya dont je ne suis pas fan, je les aiment tous, en tout les cas tous ceux que j'ai eu l'occasion de découvrir! :D
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Re: Bob Marley

Message par bible » mercredi 14 novembre 2012 21:11

Survival aussi , excellent ! :)
et uprising :pouce:
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Re: Bob Marley

Message par MrAcoustat » jeudi 15 novembre 2012 04:58

ben the only1 a écrit :Exodus, burnin, rastaman vibration tu peux y aller sans soucis. :wink:

Mais hormis kaya dont je ne suis pas fan, je les aiment tous, en tout les cas tous ceux que j'ai eu l'occasion de découvrir! :D


Image

Edit Eric62 : mise en forme du lien youtube (voir procédure : viewtopic.php?f=15&t=8481 ) et lien commercial supprimé, ils ne sont pas autorisés sur le forum. :wink:
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ben the only1
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Re: Bob Marley

Message par ben the only1 » jeudi 15 novembre 2012 10:01

C’est gentil mais le Monsieur cherche les versions vinyles. :D
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