Une histoire subjective du film noir a travers ses femmes

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Rico le Montais
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Re: Une histoire subjective du film noir a travers ses femme

Message par Rico le Montais » samedi 9 juillet 2011 20:12

Les "astrocompatibilités" n'apportent rien au contenu voulu cinéphile de cette rubrique, mais n'ont rien de vraiment scandaleuses. Seul l'auteur n'en sort pas forcément grandi, les actrices étant épargnées.
Je pense qu'elles ne seraient pas compatibles avec astrorock de toutes manières :mrgreen: :lol:
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krisprolls
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Re: Une histoire subjective du film noir a travers ses femme

Message par krisprolls » dimanche 10 juillet 2011 08:54

astrorock a écrit :
Entre ceux qui ne supportent pas qu'on puisse critiquer leurs metteurs en scenes favoris et les rosières qui n'ont pas le sens de l'humour, ca vas 5mn.
Ca n'est pas compris, ca ne me pose pas de probleme et je cesse ce jour mes publications.

Désolé de vous avoir dérangés.
Tu es trop sensible aux deux critiques exprimées ! Je suis persuadé que certains autres membres silencieux te diront de ne pas tenir compte de nos commentaires et de continuer.
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Rico le Montais
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Re: Une histoire subjective du film noir a travers ses femme

Message par Rico le Montais » dimanche 10 juillet 2011 09:59

Les critiques envers les écrits d'un membre doivent se faire par MP, ou être signalés à l'équipe d’administration. Cela afin d'éviter les échanges houleux qui peuvent suivre. Chose qui est déjà arrivée, et dont tu as déjà été à l’initiative, krisprolls. Merci d'en tenir compte à l'avenir.
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barry248
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Re: Une histoire subjective du film noir a travers ses femme

Message par barry248 » mercredi 7 décembre 2016 13:44

Bonjour à vous tous!

Je suis tombé par un heureux hasard sur ce forum et je m'y suis inscrit pour vous apporter ma contribution même 5 ans après le dernier message :lol:
Un grand bravo et merci à astrorock qui est un véritable cinéphile et dont les connaissances en films remontent au moins jusqu'aux années 1940, chapeau! Je ne suis pas en mesure concernant les années 40 et 50 de rivaliser avec lui, mes connaissances cinématographiques sont insuffisantes pour ce qui est de cette période, je suis davantage dans mon élément à partir de la fin des années 60, quant aux années 1970 et 1980 j'en suis fan étant donné que j'ai essentiellement grandi avec les films de cette époque.

Il est dommage que le topic ai cessé son activité suite à une mésentente entre vous. astrorock a visiblement prit la mouche et a préféré ne plus apporter de contributions, cela est bien dommage même si ses opinions sont parfois discutables (ce qui est normal, c'est une histoire de goût). Il est légitime pour lui d'aimer tel ou tel film mais j'estime que parfois il s'est servi du bouclier de la subjectivité pour établir des jugements bien sévères mais surtout infondés. Ceci étant dit les autres contributeurs auraient du argumenter, astrorock avait quand même fourni un travail important mais malheureusement inachevé.

Aussi je voudrais nuancer tout cela et défendre certains films et réalisateurs qui ont fait l'objet selon moi d'une critique bien injuste. Malgré tout je tombe bien évidemment d'accord avec certaines critiques de astrorock et aussi, je n'ai pas aimé certains films qu'il porte aux nues (comme quoi des goûts et des couleurs il ne faut point discuter...) mais je désire le faire en essayant d'être le plus objectif possible et en avançant des arguments solides dans le futur.

Concernant les années 1970 :

Le cercle rouge (1970), L'inspecteur Harry (1971), The French Connection (1971), Le Parrain (1972), Magnum Force (1973), le Parrain 2 (1974), Chinatown (1974), Marathon Man (1976) sont de très grands films, sur ce point je suis totalement d'accord!
Les chiens de paille (1971), La ballade sauvage (1973), Serpico (1973) sont assez moyens et surévalués à mon goût, sur ce point je suis aussi en accord avec astrorock
Le Limier (1972) est un très bon film, il aurait mérité une critique de la part de astrorock (à moins qu'il ne l'avait pas encore visionné?)
The French Connection 2 (1975) que astrorock a beaucoup aimé est pour moi un film raté qui n'a pas le panache du premier opus. Le caractère virulent du personnage de "Popeye" Doyle (Gene Hackman) du premier demeure encore crédible mais le film manque de rythme (trop de lenteur et de longueurs notamment la scène où Popeye est drogué qui paraît interminable). Gene Hackman est bon mais son personnage reste impuissant et est autant perdu dans Marseille que le spectateur dans le film tant l'histoire traîne en longueur. L'absence de Roy Scheider se fait cruellement sentir et n'est pas compensée par la participation de jolis seconds rôles (Bernard Fresson, Philippe Léotard), Fernando Rey est quant à lui heureusement de la partie une nouvelle fois et tient bon la barre. Les rôles féminins sont pour leur part très anecdotiques.

Guet-Apens (1972), Un apres midi de chien (1975), Taxi Driver (1976) ont été descendus alors qu'il s'agit de véritables bijoux cinématographiques de la décennie. Astrorock n'aime décidement pas ni Sam Peckinpah ni Sidney Lumet...

Il manque enfin certaines pépites dans la liste comme :
- Klute (1971) mais astrorock n'aime pas Jane Fonda, j'avais failli oublier!
- Meurtre d'un bookmaker chinois (1976) avec un Ben Gazzara impeccable. Scenario original mais absence de rôle féminin

- Visiblement pas fan de Alain Corneau :
- Police Python 357 (1976) avec le couple Montand-Signoret et Stefania Sandrelli. Les femmes y tiennent une place importante dans le film
- Série noire (1979) : superbe! Une atmosphère glauque de banlieue en plein hiver. Marie Trintignant est taiseuse durant le film mais y tient une grande importance dans le fil conducteur de l'histoire. Interprétation magistrale de Patrick Dewaere dont la folie est aussi amusante qu'inquiétante.

- Visiblement pas fan de Henri Verneuil non plus alors qu'il a réalisé des thrillers et films noirs durant les années 1970 :
- Le Corps de mon ennemi (1976) avec Belmondo et Marie-France Pisier (une belle femme qui aurait été au goût d'astrorock lol)
- I... comme Icare (1979)

- Police Puissance 7 (The Seven-Ups) de 1973 avec Roy Scheider ; certes moins bon que French Connection ou l'inspecteur Harry mais on y retrouve Roy Scheider et Tony LoBianco en grande forme
- L'épreuve de force (1977) de et avec Clint Eastwood. Second rôle interprété par sa femme Sondra Locke

Dommage que la fin des années 1970 aient été boudées...

Enfin, on aurait pu présenter Shaft, les nuits rouges de Harlem (1971) mais il est assez ennuyeux et très mal joué ; seul Richard Rowntree tire son épingle du jeu, Moses Gunn est très décevant tellement il cabotine. La BO en revanche est excellente mais elle ne sauve pas le film. Il est pourtant considéré comme culte, sans doute parce qu'il est emblématique des films de la Blaxploitation et de par sa BO signée Isaac Hayes.

barry248
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Re: Une histoire subjective du film noir a travers ses femme

Message par barry248 » mercredi 7 décembre 2016 14:53

Guet-Apens. 1972 Sam Peckinpah. http://www.imdb.com/title/tt0068638/

Aussitôt sorti du pénitencier, Doc McCoy (Steve McQueen) ne pense qu'à reprendre les affaires. Sa femme Carol (Ali MacGraw) s'est déjà mise en rapport avec Jack Beynon (Ben Johnson), un puissant homme d'affaires. Celui-ci a tout préparé pour que McCoy attaque la banque d'un village texan. Seule condition : il se voit imposer la présence de deux hommes de main, Rudy (Al Lettieri) et Frank (Bo Hopkins). Au cours du hold-up, Frank panique et abat un garde. Les McCoy prennent la fuite avec l'argent. Rudy liquide Frank avant d'être abattu par Doc. Ce qu'ignorait Doc, c'est que Rudy portait un gilet pare-balles. Puis Doc apprend de la bouche de Beynon qu'il a l'intention de s'en aller avec tout l'argent et avec sa femme, Carol, qui serait sa maîtresse. Survient Carol, qui abat Beynon...

Ce n'est pas tant le scenario qui intéresse le spectateur mais le fait que le film est représentatif du polar des années 1970 et qu'il est composé des ingrédients chers à Sam Peckinpah : bagarres, braquages, fusillades, courses poursuites...le tout emmené par le charismatique Steve McQueen et la douce (en apparence) Ali McGraw. Les seconds couteaux ne sont pas en reste : on y retrouve Al Lettieri, le Virgil Solozzo du Parrain encore parfait dans un rôle de "villain", Richard Bright (lui aussi du Parrain dans le rôle de Al Neri), Ben Johnson (acteur de western qui avait déjà tourné La Horde Sauvage du même Peckinpah) ou encore Bo Hopkins que l'on retrouvera en 1978 dans Midnight Express.
Niveau femmes on peut noter le fossé intersidéral qui sépare Sally Struthers (alias Fran Clinton) de l'héroïne Ali MacGraw (alias Carol McCoy). Si la première est insupportable de bêtise et n'hésite pas à vivre une relation adultérine avec son preneur d'otage et ce en présence de son époux (dans l'espoir de s'en sortir en vie of course!), la seconde est une fidèle complice de son mari qui l'attendra 4 ans avant qu'il ne sorte du mitard pour dès sa sortie le suivre dans son périple criminel. L'égoïsme et la légéreté de Fran contraste donc avec l'altruisme de Carol et l'amour qu'elle éprouve pour son bandit de mari. Dans ce film, les femmes sont malmenées et souvent baffées, ce qui ferait aujourd'hui passer le film comme d'un caractère trop sexiste et misogyne pour être toléré. On se plait à vivre les péripéties de ce couple de Bonnie & Clyde des années 1970, surtout qu'au final ils ne sont pas si méchants que ça et ne tuent pas d'innocents contrairement à leurs homologues des années 30. Il y a une vraie osmose entre les deux acteurs, rien d'étonnant puisqu'ils étaient aussi en couple dans la vie et cela se ressent. Tout est bien rythmé et le suspens est palpable ; entre les décors désertiques et les guimbardes d'époque on sent les vapeurs d'essence mélangées à la poussière rien qu'en visionnant le film!

Deux scènes sont anthologiques : la première est celle de la décharge, quand Doc et Carol se cachent dans les entrailles d'un camion benne. Ce dernier déverse son contenu à la décharge et les plans sont tout bonnement incroyables. Ils se frayent un chemin à travers les détritus et prennent alors place à l'arrière d'une carcasse de voiture dans une scene intimiste ou le couple se remet en question, cette scène est d'une émotion intense et tranche avec l'humour des situations ubuesques des infidélités de Fran avec Rudy devant son mari. La seconde est la fusillade dans l'hotel mêlant action et humour. Les cascades et les plans au ralenti de Pekinpah sont magistrales. La scene finale n'est pas non plus piquée des hannetons d'ailleurs! A voir absolument donc. Par contre évitez si vous le pouvez le fade remake de 1994 avec Alec Baldwin et Kim Basinger, il est loin d'égaler celui de 1972.

Ali MacGraw
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Sally Struthers
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Et pas d'astro compatible dans mes commentaires! :lol:

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